JUSTICE DE COPAINS = JUSTICE DE COQUINS - 19
PREMIERE LETTRE
LA CRAU, le 22 décembre 1994
Monsieur Jean-Paul BAUDET
Président du Conseil des prud’hommes
83000 TOULON
Référence : jugement n° 8801063 du 31 janvier 1994.
Monsieur le Président,
Suite au jugement cité en référence, je souhaiterais avoir des éclaircissements concernant le temps anormalement long (5 ans ½) qui s’est passé depuis mon dépôt de plainte le 9 septembre 1988, et pourquoi je n’ai pas bénéficié des dommages et intérêts réclamés depuis le début, de l’astreinte de 500,00 f. par jour de retard dans la remise de mes bulletins de salaire de Juillet, Août, Septembre et Octobre 1988 (je ne les ai toujours pas à ce jour), les dommages et intérêts réclamés par Maître VUILLONT, par son courrier aux Prud’hommes du 11 mars 1991, ainsi que l’application de l’article 700 du N.C.P.C.
D’autre part, je vous informe qu’aucun accord, de quel que type que se soit, n’est intervenu entre le mandataire liquidateur et moi.
Après ce que j’ai subi, il est hors de question que je me désiste.
Enfin, j’ai pris connaissance des articles 384, 394 et 395 du Nouveau Code de Procédure Civile.
Désolé de vous dire qu’il n’y a pas lieu d’en tenir compte, puisque je ne me suis jamais désisté.
Pour information :
Je vous signale qu’après avoir réenrôlé mon affaire, (courrier de Maître VUILLONT aux prud’hommes le 23 janvier 1991), suite à l’ordonnance de non-lieu à mon encontre, le Tribunal aurait pu ordonner le paiement de mes salaires le 22 avril 1991, plutôt que de renvoyer cette affaire sine die.
Le Tribunal s’est montré très incompétent.
Je me demande à quoi vous servez réellement.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.
Pas de réponse.
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DEUXIEME LETTRE
LA CRAU, le 14 septembre 1995
Monsieur Jean-Paul BAUDET
Président du Conseil des prud’hommes
83000 TOULON
Références :
- Affaire PETITDEMANGE / ECOCAR
- jugement n° 8801063 du 31 janvier 1994.
- minute n° 4 / 94 00018
- Mon courrier du 22 décembre 1994, resté à ce jour sans réponse.
Monsieur le Président,
J’entre à nouveau en conta&ct avec vous, car je suis toujours sans nouvelles de ma lettre du 22 décembre dernier.
Auriez-vous au moins la correction de me répondre ?
D’avance, je vous en remercie.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.
Pas de réponse.
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TROISIEME LETTRE
LA CRAU, le 2 mai 1996
Monsieur le Président du
Conseil des Prud'hommes
114, avenue Lazare Carnot
83100 TOULON
Références:
- votre « jugement » du 31 janvier 1994,
- mon 1er courrier du 22 décembre 1994, adressé personnellement à vous, resté sans réponse à ce jour,
- mon 2ème courrier de rappel du 14 septembre 1995, lui aussi personnellement adressé à vous, resté lui aussi sans réponse à ce jour.
Monsieur le Président,
Il est devenu évident pour moi que le problème que j'ai rencontré avec votre femme en 1984, totalement indépendant de ma volonté, continue de me porter préjudice.
Sans pouvoir le prouver, il est aisé de deviner ce qui vous a traversé l'esprit.
La seule chance que vous ayez tous les deux est que je n'ai pas osé porter plainte pour harcèlement sexuel contre votre épouse.
Cela faisait « incongru » à l'époque, et j'ai craint pour ma famille.
Croyez bien qu'aujourd'hui, il n'en serait pas de même.
Quoi qu'il en soit, je réitère les questions de mon premier courrier à savoir :
J'exige des éclaircissements concernant :
1. le temps anormalement long (5 ans 1/2 - vous semblez coutumier du fait) qui s'est passé depuis mon dépôt de plainte le 9 septembre 1988, et pourquoi je n'ai pas bénéficié des dommages et intérêts réclamés depuis le début de cette affaire, et accentués par la suite par un courrier de mon Conseil à l'époque, Maître VUILLONT, ainsi que l'application de l'article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile,
2. il n'y a jamais eu d'accord passé entre le liquidateur judiciaire et moi-même, concernant ce prétendu désistement,
3. l'erreur commise (ou le manque de courage, de professionnalisme, d'impartialité) par le tribunal pour ne pas avoir jugé, le 22 avril 1991, sur le bien fondé du paiement de mes salaires de juillet, août. septembre et octobre 1988, puisque l'affaire montée de toutes pièces par le véreux gérant d'ECOCAR s'est terminée par un non-lieu en ma faveur.
J'ai le net sentiment que votre comportement à mon égard n'est pas étranger aux manquements successifs du conseil des prud'hommes toulonnais, manquements qui me portent des torts irrémédiables aujourd'hui.
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C’est volontairement que je n’ai pas employé de formule de politesse cette fois-ci.
Pas de réponse.
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Je me rends compte aujourd’hui que, de 1994 à 1997, plus exactement jusqu’au début décembre 1997, j’ai évolué dans une sorte de torpeur cotonneuse, avec, de temps en temps, des éclairs de lucidité.
Rien n’était vraiment clair.
Quatre années fantomatiques ont passé en filigrane dans ma vie endormie.
Anesthésié, groggy, K.O. debout, déconnecté de la réalité.
Les médicaments qui m’étaient prescrits en sont je pense la cause.
Je « vivote » en faisant attention à tout, ne me permettant aucun débordement de budget.
Moi qui ai travaillé en étant rémunéré à la commission, avec les risques que cela représentait pour moi et ma famille, je n’ai plus les moyens de vivre comme je l’entendais, selon ma volonté, grâce aux salaires gagnés au pourcentage sur le chiffre d’affaires, sans rien demander à personne.
L’argent honnêtement gagné est un bon argent.
Il ne faut pas s’en cacher, et cesser toute hypocrisie à ce sujet.
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