JUSTICE DE COPAINS = JUSTICE DE COQUINS - 21

Publié le par serge.petitdemange.over-blog.fr

La résurrection grandissant, j’envoie un second fax le 12 janvier 1998 à Me VUILLONT.

 

affaire : PETITDEMANGE / ECOCAR.

Jugement Prud’homal rendu le 31 janvier 1994.

 

Cher Maître,

 

Je vous remercie d’avoir accepté que je puisse récupérer le dossier que je vous avais demandé par mon fax du 8 janvier dernier.

A ce propos, je vous informais dans ce fax que je tenais tout particulièrement à entrer en possession du document par lequel je me serais désisté de ma demande de dommages et intérêts.

J’aurais signé ce document courant Janvier 1994.

Pouvez-vous m’indiquer en urgent où se trouve ce document, ou à qui il faut que je m’adresse pour le récupérer.

Je vous prie d’agréer, Cher Maître, l’expression de mes sentiments les meilleurs.  

 

-o-

 

 

Un nouveau recommandé avec avis de réception le 30 janvier 1998 à M. le Procureur de la République de TOULON.

 

Monsieur le Procureur,

 

J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants : je fus licencié pour « fautes lourdes » le 24 Décembre 1984 par madame Muriel BAUDET, Gérante de la société A-D PROTECTION, Parc des Savels – 83130 LA GARDE.

J’ai contesté le motif de ce licenciement, et le jugement prud’homal préférait employer le terme de « perte de confiance... »

Un jour de juin 1985, je recevais le courrier de M. Roland BAZET-SIMONI, employé de ladite société, qui en dit long sur la méthode employée pour « justifier » mon licenciement.

Dans la foulée, une seconde attestation sur l’honneur m’était établie par M. Michel THERON, lui aussi employé de madame BAUDET.

J’avais fait verser les photocopies de ces deux documents au dossier.

Mais monsieur Jean-Paul BAUDET, époux de madame Muriel BAUDET, était Juge aux prud’hommes…

Il n’a pas été tenu compte de ces deux attestations.

C’est évident.

J’ai préféré opter pour l’attitude à retrouver du travail plutôt que faire appel, mais j’ai conservé les originaux des attestations établies, elles, en toute liberté de conscience.

Je fus licencié pour « faute lourde » le 7 Octobre 1988 par monsieur Pierre MANTEUR, Gérant de la Société ECOCAR, 46, avenue Georges Clemenceau 83000 TOULON.

J’ai contesté le motif de licenciement.

Cette fois, l’affaire fut beaucoup plus sérieuse puisqu’elle a duré 5 ans ½, (13 fois repoussée…) et continue aujourd’hui encore de me porter de très graves préjudices familiaux, moraux, psychologiques, financiers.

Je suis en invalidité définitive, j’ai divorcé, je suis ruiné.

Mais je ne renonce pas.

Pas maintenant.

Là encore, c’est monsieur Jean-Paul BAUDET, Président aux prud’hommes, qui a jugé cette affaire.

Même si mes salaires m’ont été enfin payés (presque 6 ans plus tard), j’estime ne pas avoir bénéficié de la plus élémentaire impartialité dans ce jugement qui ne fait, entre autres, aucunement état de la reconnaissance du fait que je n’avais commis aucune faute lourde, alors que les indemnités de congés payés et de préavis m’ont été payées (presque 6 ans plus tard aussi), ce qui est la reconnaissance indirecte du fait qu’aucune faute lourde (ni autre d’ailleurs) n’avait été commise.

Aucune des indemnités en dommages et intérêts ne me seront versées (pour l’instant..) parce que la société est en liquidation judiciaire depuis mars 1992.

Ce sont les AGS / ASSEDIC qui m’ont payé salaires et indemnités contractuels.

Compte tenu que c’est encore monsieur BAUDET qui a jugé l’affaire ECOCAR, ce qui expliquerait certaines choses, je sollicite un nouveau jugement de cette affaire prud’homale.

Trop, c’est trop.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de mes respectueux sentiments.                                  

Pièces jointes :

4 photocopies certifiées conformes des attestations de MM. BAZET-SIMONI, THERON, Maître VUILLONT,

Jugement prud’homal du 31/01/94.

 

Pas de réponse.

 

-o-

 

 

J’ai alors le choix entre sombrer à nouveau dans la dépression d’où je commence tout juste à émerger, ou me rebeller, m’insurger.

J’opte pour le combat, sans trop savoir encore comment m’y prendre.

Mais l’idée que je n’ai commis aucune faute dans ces affaires me galvanisant, je pars dans une guerre tous azimuts.

Il y aura des dégâts.

Puisque personne ne daigne me lire en privé, « ils » vont me lire en public.

Je me mets en rapport avec la Mairie de TOULON, afin de connaître l’emplacement des panneaux d’expression libre.

Ils sont au nombre de 22, dont un particulièrement bien placé entre le palais de justice et le conseil de prud’hommes, avenue Carnot.

Je les positionne précisément sur un plan de la ville, afin de n’en rater aucun.

Je crée et édite une affiche en format A4, que je fais agrandir en A3, et tirer à 50 exemplaires.

Un paquet de colle à tapisser, une brosse, un seau, et me voilà parti pour une croisade d’affichage.

Je n’oublie pas l’aide apportée par Fred JAMINET.

« Merci à toi d’avoir été présent en ces moments d’extrême tension ».

 

-o-

1ère affiche le 2 février 1998 :

 

Aujourd’hui encore,

en France,

avec l’accord implicite de certains décideurs car il ne peut en être autrement, un patron menteur, indigne, dénué de tous scrupules, détient l’immense pouvoir despotique :

-       de ne pas payer des salaires incontestablement dus depuis plus de 5 ans, avec comme triste et inacceptable conséquence la dislocation d’une famille, en raison des graves problèmes générés,

-       de salir l’honneur et l’intégrité d’un salarié et, en définitive,

-       ruiner la vie professionnelle et familiale de ce salarié…

…en utilisant la Justice à des fins personnelles.

Voilà plus de 3 400 jours que je me bats pour faire reconnaître mes droits, et pour que me soient indemnisés les préjudices que je subis...

 

...encore Aujourd’hui

                                                           Serge PETITDEMANGE

                                                                  04.94.38.57.01

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article