JUSTICE DE COPAINS = JUSTICE DE COQUINS - 11

Publié le par serge.petitdemange.over-blog.fr

Ils ont été jugés par le Tribunal de Grande Instance de DRAGUIGNAN le 14 mai 1990, et relaxés parce que les faits n’étaient pas suffisamment établis ?!?!?!

J’aimerais comprendre comment et pourquoi la « KARCHER » a été déclarée cambriolé le 1er décembre 1987, prêtée par le couple MANTEUR / BODAURE en février 1988 à Monsieur Félix GALOIS, remboursée fin avril / début mai 1988 par la compagnie d’assurance, réapparue mystérieusement un beau matin de juin 1988 au bureau d’ECOCAR (je suis implicitement accusé du vol de cette « KARCHER » par BODAURE dans son courrier du 7 septembre 1988), et retrouvée dans un débarras chez le couple MANTEUR / BODAURE (la lettre de juin 1988 à la gendarmerie de LA ROQUEBRUSSANNE, cette même lettre que la juge d’instruction n’a pas jugée utile de réclamer) ?

Travail bâclé. Incompétence.

Protection d'un coupable.

Peut-être déjà intervention d’un « frangin 3 points »…

Cette action, si elle ne remettait pas en cause les agissements du couple, aurait au moins permis de prouver immédiatement mon innocence et, plus important, faisait ressortir un comportement de panique parce que mensonger, de MANTEUR / BODAURE.

Je n’accepte pas, je refuse, ne supporte plus d’avoir été traîné dans la boue, de ne pas avoir bénéficié de la plus élémentaire attention de la part de la justice toulonnaise, donc française, tant pénale que civile prud’homale.

 

-o-

 

Par lettre recommandée en date du 28 septembre 1988, MANTEUR me convoque à un entretien préalable le 30 septembre 1988 à 14 h 30, en vue de mon licenciement pour faute lourde.

Étant en arrêt maladie, les heures légales de sorties étant de 16 à 18 heures, je l’appelle pour lui dire mon impossibilité d’être présent à l’heure de convocation, et lui demande de la repousser dans le créneau légal.

Il refuse.

Je ne me présente pas, ne voulant pas accentuer mes problèmes en étant absent à un contrôle éventuel des services de l’assurance maladie.

MANTEUR me licencie pour faute lourde le 7 octobre 1988, jour de la Saint Serge.

 

RECOMMANDE AR                                                                                           date : 07/10/88

 

Monsieur,

 

Par lettre recommandée en date du 28 septembre, nous vous convoquions en entretien préalable en vue de votre licenciement pour faute lourde.

Le vendredi 30 septembre à 14 heures trente, date que nous vous avions fixée, vous n’êtes pas venu. Vous ne vous êtes pas non plus fait excuser pour impossibilité.

A ce jour non plus d’ailleurs.

En conséquence, nous vous signifions votre licenciement dans les termes convenus.

Votre certificat de travail vous parviendra début de semaine prochaine.

Veuillez nous adresser votre feuille ASSEDIC pour que nous vous la remplissions.

Pour un solde de tout compte qui vous reviendrait éventuellement, veuillez joindre une copie de votre contrat d’embauche.

Recevez, Monsieur, nos salutations distinguées.

                                                                                                                             P. MANTEUR

                                                                                                                                   Gérant

 

 -o-

 

Ce licenciement prend légalement effet le lendemain 8 octobre, jour de réception de la lettre recommandée.

Dans le délai légal de 10 jours après réception, le 18 octobre 1988, puisque la lettre de licenciement n’est pas motivée comme l’y oblige le Code du travail, j’écris en recommandé avec A.R. à MANTEUR :

 

Monsieur,

Je prends acte de votre décision de me licencier pour faute lourde, pour compter du 7 octobre 1988.

Je vous demande de me faire connaître par écrit et de manière précise la raison qui vous fait employer le terme de « faute lourde ».

 

MANTEUR ne me répond pas.

Il pouvait le faire, lui aussi disposant d’un délai légal de 10 jours à réception de ma requête.

Le Code du Travail a été bafoué.

Afin d’assurer définitivement ce que je pense être ma victoire à court terme aux prud’hommes toulonnais (j’avais oublié BAUDET le cocu…), j’écris un nouveau recommandé à MANTEUR, en date du 3 novembre 1988 :

 

Par un courrier recommandé avec A.R. en date du 18 octobre 1988, je vous demandais de me préciser, par écrit, la raison qui vous faisait employer le terme « faute lourde » concernant mon licenciement.

Nous sommes aujourd’hui le 3 novembre 1988, et je ne connais toujours pas cette raison.

Aussi, je réitère ma demande à savoir :

Veuillez me faire connaître par retour de courrier, la raison qui vous fait me licencier pour « faute lourde ».

Je profite de la présente pour vous rappeler que vous m’êtes toujours redevable, dans un premier temps, de mes salaires d’août, septembre et 1ère semaine d’octobre 1988, les bulletins de salaires des mois de juillet, août, septembre et 1ère semaine d’octobre 1988, ainsi que les frais de déplacement du mois d’ août 1988.

 

Pas de réponse.

-o-

 

Le 20 novembre 1988, à La Moutonne, lieu-dit rattaché à la commune de LA CRAU, Jocelyne et moi prenons possession de notre villa.

Comment va-t-on faire pour payer les mensualités ?

Je me fais un sang d’encre.

Ma vie est loin d’être un long fleuve tranquille.

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