JUSTICE DE COPAINS = JUSTICE DE COQUINS - 12
Mon avocat, Me VUILLONT m’écrit le 2 mars 1989 :
Cher Monsieur,
A l’audience des référés du 01 mars 1989, et après avoir communiqué l’intégralité des pièces dont je disposais, il m’a été soulevé à la barre une difficulté sérieuse.
En effet, Mon Confrère Maître PATCHEÏ a sollicité la production de l’original de votre contrat d’embauche par la S.A.R.L. ECOCAR.
Qui plus est, il a été soutenu que le contenu de ce document aurait été falsifié par vos soins.
Compte tenu de ce litige tout à fait nouveau et de la gravité des accusations qui ont été portées à votre encontre, le Conseil des Prud’hommes de TOULON, statuant en matière de référé, a décidé de rendre une ordonnance de renvoi motivée, au 29 mars 1989.
Vous comprendrez bien, compte tenu de ce fait nouveau, que je souhaite vivement m’entretenir avec vous, et que bien entendu lors de votre visite, vous ayez soin d’apporter l’exemplaire original de votre contrat de travail.
Je vous remercie donc de prendre contact auprès de mon secrétariat, afin de convenir un rendez-vous à compter du 16 mars 1989, car je serai absente jusqu’à cette date.
In fine, s’agissant de l’audience Prud’homale qui vient devant le Conseil le 6 mars 1989, j’adresse à la Juridiction une lettre sollicitant le renvoi de l’affaire, car d’une part je serai absente à cette date, et d’autre part je n’ai en ma possession aucune pièce, ni aucune conclusion de la partie adverse.
Il va de soit que le fait nouveau évoqué ce jour 01 mars 1989 et concernant l’authenticité de votre contrat de travail remet fortement en cause la véracité de vos demandes.
-o-
Prétextant une soi-disant falsification de mon exemplaire de mon contrat d’engagement, bien qu’il ait accepté de me délivrer mes bulletins de paye et certificat de travail le 3 octobre 1988, au cours de l’audience de conciliation devant BAUDET des prud’hommes toulonnais, MANTEUR porte plainte contre moi pour faux et usage.
Fabuleuse manœuvre dilatoire, à laquelle mon avocat, que je rémunère difficilement, ne s’oppose pas, pas plus que les prud’hommes de BAUDET, qui tombent eux aussi volontairement (à voir…) dans le panneau.
Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on.
Je ne le sais pas encore, VUILLONT non plus d’ailleurs, mais il devra me rendre des comptes plus tard.
Par ailleurs, personne ne m’enlèvera de l’idée qu’une cabale, véritable association de malfaisants, a été montée contre moi, avec la complicité du cocu BAUDET / « propriétaire » des prud’hommes toulonnais.
Pourquoi ?