JUSTICE DE COPAINS = JUSTICE DE COQUINS

Publié le par serge.petitdemange.over-blog.fr

La deuxième affaire que je vais relater est plus ardue à « capter ».

J’irai donc doucement, 2/3 pages par jour.

Afin de ne pas vous lasser, je raconterai des anecdotes de la vie courante, qui se sont réellement passées.

Seuls les noms ont été changés.

Elles chevauchent l’affaire.

 

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L’affaire de la société A-D Protection m’a coûté ma famille.

J’ai divorcé d’avec Hélène, la mère de Stève et Maximilien.

Stève avait 8 ans, Maximilien 4.

Je me remarie avec Jocelyne en juin 2006.

 

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Courant août 1987, je fais la connaissance de M. Pierre MANTEUR, gérant de la s.a.r.l. ECOCAR, avenue Georges Clemenceau à TOULON, une société mandataire qui commercialise des véhicules de fabrication française provenant de différents pays de la Communauté Économique Européenne, aujourd’hui l’Union Européenne.

Nous nous rencontrons deux fois chez lui à ROCBARON (Var), pour discuter des modalités de mon futur contrat d’engagement.

L’aspect physique de M. MANTEUR est peu engageant, et je constate très rapidement qu’il ne fait aucun effort pour paraître au moins aimable.

Son patronyme semble correspondre à sa silhouette.

Mais mon envie et besoin de travailler dépassent cette très désagréable impression.

Il ressort de ces deux entretiens les propositions suivantes, faites verbalement par M. MANTEUR :

-     Il me nomme Directeur Commercial « France » (j’ai des vues de développement de son entreprise sur l’ensemble du territoire métropolitain, par le truchement de contrats de franchise),

-     Je suis rémunéré au pourcentage sur le chiffre d’affaires réalisé par moi-même et par l’ensemble des vendeurs du futur réseau dont la mise en place et le management m’incombent,

-     Je devrai réaliser un quota personnel mensuel de 40 véhicules vendus,

-     Une période d’essai de trois mois m’est demandée,

-     Dans le cas où je viendrais à quitter la société, volontairement ou non, je m’engage, pendant un an, à ne pas créer une activité concurrente, soit directement en tant que gérant, soit indirectement comme employé d’une autre société concurrente.

A ce stade de la discussion, je me rends déjà compte de la mentalité pour le moins étrange de ce monsieur, mais le besoin de travailler était impératif, vital.

Mettant en avant le fait que j’acceptais d’être rémunéré au pourcentage, sans « fixe » de base, ce qui signifie que l’employé / Cadre supérieur que je deviens ne coûte pas un seul centime à la société qui l’emploie s’il ne réalise pas de chiffre d’affaires (tous les patrons aimeraient avoir des employés acceptant le risque de ne pas percevoir de salaire à la fin du mois, parce qu’ils n’ont pas réalisé de chiffre d’affaires. Il n’y aurait aucune charge sociale à payer, mais naturellement aussi, la société péricliterait rapidement, ce qui fut loin d’être le cas pendant toute la période où j’ai exercé mon activité), il ne peut m’imposer ni quota ni clause de non concurrence future éventuelle.

En revanche, je demande une prime de 5.000,00 fr par contrat de partenariat signé, ce qui m’est refusé, tout au moins dans un premier temps.

Mon contrat d’engagement est tapé à la machine en deux exemplaires identiques par Mme Chantal BODAURE, et signé le 26 août 1987.

Ce même jour, je remarque, sans y prêter attention, page 3, une faute d’orthographe particulière - celui-çi - une cédille qui n’a pas lieu d’être.

Souvenons-nous de ce détail.

Il servira plus tard.

Je débute ma nouvelle activité le 1er septembre 1987.

Madame BODAURE, la secrétaire, est aussi la concubine et mère des deux enfants de M. MANTEUR.

Elle est d’origine belge, possède des parts sociales dans la société.

Elle tutoie facilement.

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Septembre, octobre et novembre 1987, la période d’essai contractuelle, se déroulent normalement.

Je réalise 13 ventes, mais suis toutefois loin du quota de 40 véhicules par mois (120 pour l’ensemble des 3 mois de ma période d’essai) dont il fut question lors de la discussion préliminaire à l’élaboration de mon contrat.

Ce fait revêt une importance capitale pour la suite des événements.

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Il arrive que nous reprenions des véhicules d’occasion pour l’achat de véhicules neufs.

Nous faisons nettoyer ces véhicules d'occasions par des personnes de passage, étrangères à la société, utilisant pour ce faire un nettoyeur haute pression de marque « KARCHER » n° 46304 référence 1391121, appartenant à ECOCAR.

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Courant novembre, dans la même journée, je réalise une vente exceptionnelle de 4 Peugeot 405 Sri à une famille de gens du voyage basée temporairement à BANDOL.

Ces personnes ne possèdent pas de carnet de chèques.

Contre reçu, ils me versent 4 fois 5.000,00 fr, soit 20.000,00 fr à titre d’acompte.

Dès mon retour au bureau, je confie cette somme à M. MANTEUR, qui l’emmène à son domicile le soir même.

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Le 2 décembre 1987, j’apprends par Mme BODAURE qu’ils (le couple) ont été cambriolés la veille à leur domicile de ROCBARON.

Un ou deux jours plus tard, M. MANTEUR arrive au Siège de sa société avec un magnétoscope de marque PANASONIC sous le bras, et me demande de le porter à réparer à la société SPEED ELECTRO SERVICE à TOULON.

Mettons cet événement de côté : il servira plus tard.

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